samedi 11 avril 2015

Quelques aspects sous-estimées des révélations d'Eward Snowden sur la NSA

J'ai toujours été étonnée par l'incapacité d'une grande partie des gens à aller jusqu'au bout d'un raisonnement; puis j'ai compris que c'était principalement le conditionnement moderne qui empêchait cette démarche. Ici, je propose quelques pistes de réflexions : je n'énonce pas la vérité ultime, que j'ignore, mais je me comporte comme une scientifique (ou du moins, j'essaye). Je fais des hypothèses, et je vérifie si les l'expérience les confirme. C'est compliqué de le savoir. Mais je recherche surtout ce qui pourrait contredire les hypothèses de base.

Les révélations d'Edward Snowden sur la NSA et ses projets ont choqué ceux qui peuvent les comprendre vraiment (savoir par exemple, qu'ils ont placé des backdoors dans les équipements réseau est une chose, comprendre ce que ça implique est une autre chose), et seuls les plus paranos peuvent se vanter d'avoir déjà dénoncé cela il y a bien longtemps.

En ce qui me concerne, par exemple, j'ai été fort surprise. Je "savais" des choses. Mais c'était des rumeurs, même si elles provenaient de sources fiables. Je me demandais encore ce qui était la part du vrai et du faux, dans tout ce que j'avais lu et entendu. Je me trouvais parano, même. Je me disais : «Noëlle, tu tombes dans la théorie du complot, fais gaffe». J'ai découvert qu'en fait, j'étais encore bien naïve.

Pour tout dire, j'avais cru que personne de raisonnablement intelligent ne pourrait travailler à de tels projets. Pourtant, les exemples historiques ne manquaient pas. Einstein a participé (dans le détail, jusqu'à où, je n'en sais trop rien) à la mise au point de la bombe atomique. Sans l'aide des savants, les militaires et les bureaucrates sont déjà nuisibles et dangereux au-delà de ce qui est raisonnable pour la simple existence d'une communauté libre. Avec, leur pouvoir de nuisance et leur dangerosité sont décuplées.

Je pensais aussi, naïve vraiment, que leur incompétence nous protégeait. Tout faux ! Il ont su faire travailler des gens compétents pour eux.

Par contre, j'avais l'espoir fou que dans ce type de situation, quelqu'un finirait par parler. Par craquer. Ça s'est produit. Cet espoir est le seul auquel nous raccrocher : parmi tous les salauds qui collaborent, il s'en trouvera toujours un pour nous aider. Mais je ne voudrais pas arriver à la conclusion.

Toutes ces choses étant dites, je voudrais maintenant souligner quelques aspects de cette affaire, aspects dont on a assez peu parlé.

Premier aspect : quand l'État veut, il peut.

Et sa réciproque : quand l'État ne peut pas, c'est qu'il ne veut pas.

L'organisation étatique (et ce, quelque soit l'étiquette dont elle peut s'affubler) n'a pas pour but d'exercer le pouvoir : son but est de confisquer le pouvoir, pour laisser les mains libres aux grandes entreprises. L'État est continuellement présenté comme au bord de la faillite, misérable, les mains liées, etc. Sous la facade de l'impuissance (par exemple, l'échec patent de l'éducation nationale) se trouve en réalité des choix rationnels concernant ce qu'il faut faire (renflouer les banques, organiser l'immunité de son personnel, interdire des spectacles, etc.) et ne pas faire (toucher à la fraude fiscale, décentraliser, tenir compte de l'opinion...).

Deuxième aspect : les États se soutiennent les uns les autres, solidaires contre leurs peuples.

Quand j'ai entendu parler du fait que les USA espionnaient les dirigeants du monde entier, j'ai bien compris que ceux-ci, en général, se sentaient trahis. Quoi ! Ils avaient donc léché les bottes des USA pendant si longtemps pour ça ? Pour s'apercevoir qu'ils n'étaient même pas des alliés mais juste des larbins ? Et pire (parce que je pense qu'à part être complètement attardés, ils étaient bien conscients d'être des larbins), que ce soit exposé en place publique ! Au vu et au su de la population ! Mais les larbins peuvent être trahis encore et encore, en fin de compte, ils retournent toujours chez leur maître. Dans le système carcéral mondial, ils  préfèrent être des matons que des prisonniers.

Troisième aspect : La démocratie ou la liberté n'est en rien utile au capitalisme. Au contraire, c'est plutôt un handicap.

Ce que nous avons vu ici assez clairement, c'est un État qui a décidé de contrôler massivement le monde mais aussi sa propre population. L'objectif : la protection des intérêts américains partout dans le monde. Par "intérêts américains" il faut comprendre "intérêts de américains les plus riches", bien sur.

Si vous voulez établir un régime compatible avec le capitalisme, le mieux, c'est une dictature. Mais ne croyez pas que c'est aussi simple ! La bonne vieille dictature à papa, c'est du passé. Par exemple, comble du ridicule : la Corée du Nord.

Si vous voulez qu'un dictature tienne sur le long terme, il faut savoir laisser aboyer les intellectuels. Dans un pays, vous avez la côte aussi longtemps que les intellectuels et les artistes sont libres de parler. Pas besoin de les contraindre à dire ceci ou chanter cela, non : laissez cette perte de temps aux dirigeants du KGB dans les années 70. Ne vous inquiétez pas, ils connaissent leur camp. Les artistes chanteront des chansons à l'eau de roses, les philosophes pondront des bouquins de 1000 pages incompréhensibles, et pendant ce temps, la population déprimée ira, selon ses moyens, en vacances dans un pays du tiers monde, au bistrot du coin parier sur des chevaux, se jeter par la fenêtre du boulot. Dans une indifférence plus ou moins complète.

Certainement, certains désobéiront, certains artistes parleront de liberté, certains intellectuels, dans les milieux libertaires, tiendront des discours révoltés, mais c'est le prix à payer : lutter contre eux, c'est les renforcer. Les aider, au contraire, c'est les décrédibiliser. Démonstration faite avec Charlie Hebdo : comment un canard de libertoïdes épicuriens va motiver le pire système de surveillance jamais vu !

Il y aurait beaucoup à dire sur cet aspect particulier. Par exemple, le "piratage" des films et des albums porte préjudice aux artistes, d'une certaine manière. Que fait l'État ? D'après ce que je pense (mais qu'il est difficile de prouver formellement) je dirais qu'il dit une sorte de double jeu : d'un côté, il met en place une commission bureaucratique coûteuse  (hadopi) pour se donner le genre protecteur des arts. D'un autre, son arsenal de loi ridicules et volontairement surannées laisse les gens copier encore et encore : cherchez et lisez le jugement contre T411, vous allez bien rire.

Je ne suis pas pour la propriété intellectuelle, je la considère comme une simple aberration. Mais je pense qu'en agissant ainsi, l'État tient sous sa dépendance les artistes, qui comprennent bien que ce n'est pas le moment de la ramener ! Quelle ironie pour ces gens qui se vantent de ne pas dépendre d'un mécène, de devoir dépendre de l'État !

Quatrième aspect : vous ne pourrez pas lutter contre la mainmise de l'État... avec les outils de l'État.

Aujourd'hui l'État est indépassable : il est devenu aussi incontestable que la démocratie, alors même qu'il en est quasiment l'antithèse.

Seul moyen de contester la loi ? La voie légale. Autant dire, sortir le portefeuille !

Supplier vos députés (qui, comme je l'ai déjà expliqué, ne sont en rien vos représentants) pour qu'ils prennent partie contre l'État et pour vos intérêts ? Perte de temps. Ils se tamponnent de votre avis et ne vous considéreront que comme des ennuis à court terme. Vous savez la retraite confortable qui leur tends les bras, une fois qu'ils vous auront trahis pendant 5 ans ?

Manifester est une entreprise courageuse mais délicate. Quant à savoir si c'est utile : j'en doute fort.

La seule voie qui me semble viable est la création de réseaux locaux, se rassemblant régulièrement, abordant les problèmes du point de vue de ceux qui les subissent. Jusqu'à ce que ces réseaux soient suffisamment puissants pour donner de la voix, pousser au démantèlement  des structures coercitives.

Cinquième aspect : Si nous voulons qu'un Edward Snowden à la française se lève un jour pour nous aider, tenons nous prêts à l'aider.

Ce qui m'ennuie le plus, dans l'affaire Snowden, c'est que le gars est obligé de vivre en exil en Russie. Protégé par Poutine ! Vous croyez que ça va encourager le suivant ?

Il faudrait, je ne sais comment, trouver moyen de récompenser les lanceurs d'alerte qui nous protègent. Quand je dis que je ne sais pas comment, ce que je veux dire, c'est que je ne vois pas vraiment de moyens "légaux".

Conclusion : le temps presse...


... mais il presse déjà tant à de multiples endroits ! Faim dans le monde, conflits, climat, religions, pandémies, ... par où commencer ? Je continue à me poser la question. Il difficile de continuer à militer au jour le jour, face à tant de problèmes.

jeudi 9 avril 2015

Loi de renseignement, ne comptez pas sur vos députés

D'après le site https://sous-surveillance.fr, il ne nous reste plus que 6 jours pour éviter la surveillance généralisée. Et pour cela il faudrait supplier les députés de voter contre le projet ?

Alors, déjà, les députés sont élus par leur partis. C'est donc à lui qu'il doivent obéir. Votre opinion, il peut faire semblant d'en avoir quelque chose à faire, mais il ira jamais beaucoup plus loin. En général, ils ont une espèce de boite à outils d'où ils sortent un genre de discours sur le modèle :

Introduction : les grands principes républicains bla bla le contrat social bla bla quelques références (parfois totalement inventées, comme le droit d'expression de Voltaire) aux soit-disant "Lumières" bla bla bla rempart contre la barbarie, etc.

Développement en deux parties :
  1.  Thèse démocratique ; le député doit faire ce que ceux qui l'ont élus veulent « Vous savez pouvoir compter sur mon dévouement » bla bla « La démocratie en danger » bla bla.
  2. Antithése républicaine : « Devant la menace qui se lève, il faut faire fi des idéologies angélistes» bla bla « Si vous n'avez rien à vous reprocher, vous n'avez rien à cacher», «Les pouvoirs publics sont là pour vous protéger», bla bla bla «Ayez confiance», etc.
Selon votre réaction (lui sauter à la gorge où lui lécher les pieds, par exemple, il saura adopter la bonne conclusion:

Alternative 1 : «Gentil petit, allez maintenant rentre chez ta mère elle t'a fait un flan, laisse les grandes personnes de la race supérieure gérer tout ça, votez pour nous, etc.»

Alternative 2 : «Le discours "Tous pourris" c'est celui du Front National (au fait, non : les discours du front national, c'est "Tous pourris saut le FN" - oui, il y a une différence !) donc Vade Retro, ennemi des formes républicaines de notre belle démocratie youpi tout est joli !»

Alternative 3 : (cas d'une opposition trop importante) « Vous savez, vos idées sont intéressantes, pourquoi ne pas nous rejoindre pour que nous puissions vous corrompre aussi en discuter ? Nous avons besoin de jeunes dans votre genre !» (Véridique : entendu dans la bouche d'un jeunot qui devait avoir 15 ans de moins que moi - flatteur, non ?)

Voilà, j'espère que je vous ai fait économiser le timbre et/ou la salive et/ou le temps perdu pour essayer de tirer quoique ce soit de "insérer ici le nom de l'un quelconque de ces fichus guignols, inutiles et couteux".

La réponse, contre la surveillance généralisée, est simple : arrêter de la financer. Embryon de programme en trois points :
  1. Grève maximale de la consommation (n'achetez que le nécessaire, d'occasion si possible, donnez ce qui ne vous sert plus, sortez vos économies de la banque si vous le pouvez, éteignez la télé, etc.)
  2. Grève totale de la participation à la mascarade électorale, et/ou participative : syndicats subventionnés, parents d'élèves, associations caritatives en lien avec l'état.
  3. Grève du zèle au travail ou grève totale si vous le pouvez.
À la place, développement des liens locaux,dé-scolarisation des enfants (j'y reviendrai dans un article futur), dénigrement systématique des soit-disant pouvoirs. Répandez la sédition (pour l'instant c'est encore vaguement légal, j'ai l'impression), vantez la solidarité et la coopération contre la concurrence et la compétition.

Et faites-le en vrai, lors de discussions privées. Pas sur internet, sauf exception, comme ce message.

dimanche 5 janvier 2014

Des quenelles et de leurs différentes sauces : Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, ou pas.

Donc voilà, je m'intéresse au fait divers du moment tel le journaleux de base.

Vous avez pas pu louper le truc de la quenelle. Et prenant la température à droite et à gauche sur internet, je suis tombé sur le blog d'un Odieux Connard. Tout de suite, ça m'a plu. (1) Et j'ai lu ce billet.

Ça parle de... mais vous avez qu'à le lire. Faut cliquer sur l'image. C'est très bon dans la forme.

Par contre, sur le fond, c'est moyen. Je précise tout de suite, je suis pas fan de Dieudonné; je suis pas d’extrême droite. J'ai une horreur maladive de la hiérarchie. Mais peu importe, je le précise juste pour éviter un procès d'intention. S'il vous plaît, évitons ça.

 Je rebondis sur sa conclusion : "les idées à la con ne se propagent pas grace à l'intelligence de ceux qui les progagent, mais par la connerie des gens qui sont censés les combattre".

Au début le truc, ça m'a plu. C'est assez vrai mais il y a une faille. En fait, la vie c'est plus compliqué qu'un slogan.

Pour commencer, il faut savoir que dans le monde des sciences, ça marche pas toujours. À trois reprises, il est arrivé que des scientifiques publient des trucs complétement bidons, juste pour voir. Il y a eu un article sur la théorie des cordes, en physique. Un article de mathématiques généré par un ordinateur. Et encore un autre - à ma connaissance. Si ça se trouve c'est encore beaucoup plus courant. Je vais essayer de trouver les sources (2).

Parce que oui, si on vient nous dire 1 + 1 = 3, là forcément... encore que, si vous avez fait le lycée, on a du vous faire la blague de la démonstration qui montre que si, 1 + 1 = 3 (spoiler : en fait c'est une habile division par zéro). Vous voyez même sur un truc aussi simples, on peut se gratter la tête. Alors quand on est dans les trucs super compliqués, genre l'espace-temps et tout ça, là... on trouve facilement des gens qui racontent n'importe quoi. Oh ben tiens, jamais entendu parler des frères Bogdanoff ? De l'homéopathie et la mémoire de l'eau ? De l'acuponcture et des rivières d'énergie ?

Alors dans le domaine de la politique ou des idées ? Si c'était si facile que ça de contredire les racistes, on le saurait. Pour convaincre un raciste qu'il se trompe, il faut une sacré patience. Mais surtout, il faut se mouiller. C'est là où l'Odieux Connard a bien raison.

Encore une fois, je suis vraiment à des milliers d'années lumières de l'extrême droite. Et je crois savoir pourquoi les UMPistes et les socialistes veulent pas débattre avec elle. Parce qu'au fond, ils sont les mêmes. Dans beaucoup de cas, ils tiennent des discours essentiellement racistes ou sexistes. Sans même bien s'en rendre compte, on dirait.

Je pourrai trouver des tas d'exemples : il y eu Valls, il y a pas longtemps, sur les roms. Mélenchon, sur la grippe A, qui voulait qu'on vaccine d'abord, qu'on parle ensuite. Chirac, avec le bruit et les odeurs. Ce sont des autoritaires, et sur ce point ils rejoignent les fascistes. Difficile après d'aller les combattre. Le FN dénonce sans arrêt la corruption (il ne fait pas mieux, les rares fois où il a eu une parcelle de pouvoir); mais où trouver un politicien qui ne soit pas véreux pour leur donner des leçons ? Je sais bien que la vérité ou la morale ne dépendent pas de la personne qui les énoncent, mais quand même.


Il faut aussi savoir accepter la part de vérité qu'il y a dans un discours, même le plus délirant, et comprendre que cette acception ne vaut pas accord complet. Pour reprendre le parallèle avec la physique ou les maths, c'est comme si vous décidiez de bannir la géométrie euclidienne parce qu'elle a été utilisée par Staline. Hé, si Staline disait 2 + 2 = 4, c'était vrai ! Donc vous voyez vous aussi vous êtes d'accord avec Staline ! Ma parole vous faîtes l'apologie de crimes contre l'humanité !

Pour démonter ces idées, faut déjà bien les écouter. Puis comprendre à partir de quel moment ça déconne. Mais à faire ça, comme je le disais, on prend le risque de s'apercevoir qu'on partage un tronc commun qu'il va peut-être falloir remettre en cause.

Par exemple, combattre le racisme et parader avec un drapeau national, il y a comme une petite contradiction, vous trouvez pas ? Les politiques tiennent sans cesse des discours selon lesquels il faut redresser le pays, lui redonner une place de premier plan, bla bla bla. Si vous grattez un peu le vernis, ça signifie quoi ? Quand on monte dans la hiérarchie, c'est toujours au dépend des autres, pas vrai ? Tout le monde peut pas non plus être au premier plan, il va donc falloir qu'un autre dégage. Ces discours, belliqueux sans avoir l'air d'y toucher, sont des discours racistes, qui sous-entendent que les habitants d'un pays X sont mieux que ceux d'un pays Y. Oh, on parle plus de race supérieure, non, on glisse d'habiles allusions. Le rôle positif de la colonisation, ça vous parle ?

Et pour finir quand on se moque des dictatures qui interdisent l'humour, et qu'on a un ministre qui propose non pas de le faire directement, mais simplement nier le caractère humoristique de propos pour le faire en fin de compte, je dis simplement : on a le nez dans notre caca. Alors, ça sent bon ?

(1) Ce connard a failli me tuer de rire avec son spoiler de la Désolation de Smaug, d'ailleurs. (http://odieuxconnard.wordpress.com/2013/12/23/le-hobbit-la-desolation-tout-court/)

(2) Un peu ici : http://math-et-physique.over-blog.com/article-ces-parasites-de-l-open-access-120419732.html

mercredi 25 décembre 2013

L'Éducation ... inutile ?

J'ai reçu par mail une présentation de l'école de la vraie république.

Parenthèse : Je ne sais ce qu'est au juste une "république". C'est pour moi un mystère comme bien d'autres concepts abscons. Sans vouloir faire de généralités, du concept abscons à l'abstraction fumeuse, il n'y a qu'un pas et il n'en manque plus beaucoup pour arriver à l'enfumage dans les règles de l'art.

Si je me réfère à Wikipedia, la république serait un régime politique où les fonctions de chef d'État ne sont pas héréditaires.

On peut lire dans l'article tout un tas de choses assez vagues. Je dois être idiote mais je n'arrive pas à me faire une idée claire de la signification de ce mot.

Ou plutôt si.

Mais pas le genre d'idée que vous devriez avoir. Je m'explique.

Extrait de Wikipedia (citant Rousseau) : «Tout gouvernement légitime est républicain.» Si cela doit signifier quelque chose, alors, l'opposé est vrai : La république est fondamentalement légitime.

Mais le sens du mot a changé au cours du temps. Il serait synonyme de "Démocratie". Allez dire ça aux chinois de la République Populaire - ou celle de la Corée du Nord.

À mon humble avis ce concept est une entourloupe. En gros, la république, c'est le bien, quelque chose à quoi vous ne pouvez être opposé. Sinon vous êtes (horreur) ANTI-RÉPUBLICAIN. C'est très mal.

J'appelle ça de la manipulation.

Mais bref et fermons cette parenthèse.

Revenons à l'École de la Vraie République. Celle des années 60. Le paradis perdu, vous allez voir. C'est bien simple : le programme du primaire de l'époque était à peu près celui du bac aujourd'hui (j'exagère, là).

Et je discute pas le fond de cette affirmation - difficile d'en discuter, de comparer des choses, bref. Quand je vois ce que j'ai appris en maths dans les années 80 et ce que les gamins font au lycée, je me dis (mais peut-être que je me trompe) qu'on apprend moins de choses ces temps-ci. En fait, peu importe.

La vraie question est ailleurs. Cette génération qui a été en primaire entre 1945 et 1960. Qui savait les affluents de je ne sais quel fleuve sur le bout des doigts et savait écrire sans faute d'orthographe. Oui, cette génération-là.

1/ Où était-elle quand il aurait fallu défendre cette éducation ? 
2 / À quoi lui a servi toute cette belle connaissance des fables de La Fontaine, en fin de compte ? Politiquement, je veux dire.

La réponse, l'histoire nous l'a donné, je crois : 1/ nulle part. 2/ à que dalle (et pourtant il y a bien des enseignements dans les fables).

N'existe-t-il d'ailleurs pas de nombreux membres de cette génération (si instruite) avec la marque de la plume d'oie sur l'index qui se vautre dans la fange des émissions de TF1 et consort, et lit la presse à scandale comme les premières ados venues ?

Et au fait, qui a provoqué ces changements ? De sombres envahisseurs venus d'une autre galaxie ? Non : des gens de la même génération, porte-plume et dictée deux fois par semaine compris.

Cette génération, je pense qu'elle a cru apprendre le nom des sous-préfectures. En réalité, ce qu'elle a surtout appris, c'est à obéir aux chefs, consommer le plus possible et voter gentiment pour donner les pleins pouvoir aux guignols. Au fait, oui, c'est pas étonnant : c'était le rôle numéro 1 de l'Éducation Nationale.

La génération actuelle ne fera sans doute pas mieux - peut-être même pire. L'Éducation Nationale ne sert plus à grand chose, maintenant. De grande garderie, disons. C'est pourquoi on l'abandonne lentement. Pendant ce temps, l'obéissance est inculqué aux jeunes générations par le matraquage publicitaire - en tout point bien plus sexy que le maître d'école austère qui vous donnait des coups de règles sur les doigts (j'en ai reçu ma part - et j'ai déjà entendu «Pas assez visiblement»). Obéir au chef ne sert à rien puisqu'il n'y a plus de travail, consommer, la publicité s'en occupe et pour ce qui est de voter, ça devrait pas tarder à devenir obligatoire tellement peu de gens s'y intéresse.

Ça pose pas mal de questions sur l'éducation et à quoi elle sert vraiment. Où plutôt, qu'est-ce qui lui manque pour devenir autre chose qu'un stock de connaissances qu'un perroquet pourrait apprendre aussi bien ?

Je n'ai pas réponse à cette question, va falloir que je cherche. Sur ce, bonne nuit !

dimanche 12 mai 2013

Toulouse veut dépenser 2,5 millions d'euros pour une sculpture !

2,5 millions d'euros, en tant de crise, quand il n'y a plus d'argent pour rien, plus pour les retraites, on penserait que ça serait dur à trouver ?

Ben non. La ville de Toulouse qui ne sait plus quoi faire de son fric, (enfin disons plutôt du fric de ses habitants), a décidé de financer pour 2,5 millions d'euros une sorte de grosse machine en bois et métal. Soit-disant, de "l'art".

Que de l'art coûte des millions d'euros, à la limite, ça me gênait un peu comme la plupart du temps, les grandes fortunes de ce monde se servent de n'importe quelle tâche de peinture rouge sur une toile de 3x4 mètres pour faire de l'évasion fiscale....

Mais là, c'est carrément à la source qu'il se servent. Il y aurait un tel besoin de cet truc pour l'édification des foules que la mairie n'a pas hésité à proposer 2,5 millions d'euros.

Bref : il y a un mois ou deux, la mairie de Marseille avait proposé 400 000 euros pour un concert de David Guetta - un des "artistes" français le mieux payé, si ce n'est le plus. Grace à une pétition sur change.org, ( http://www.change.org/fr/pétitions/jcgaudin-non-à-la-subvention-de-400-000-euros-pour-le-concert-de-david-guetta-à-marseille-mp2013 ) David Guetta avait refusé la subvention.

Aujourd'hui, pour essayer de sauver 2,5 millions d'euros, une autre pétition est en cours : https://www.change.org/fr/pétitions/mairie-de-toulouse-annuler-la-commande-du-minotaure-passée-à-françois-delarozière .

Signez, faites tourner. Les choses peuvent changer. Qui sait, on finira peut-être par vraiment reprendre le pouvoir ? En tout cas, c'est un début, ça peut faire réfléchir...

mardi 3 avril 2012

Rien à cacher ?

En général,  quand on commence à se plaindre que la police a un peu trop de droits, comme tout savoir sur toi, tout fouiller, rentrer partout, etc... on entend inévitablement bêler les moutons : "Bêêêêêê ... et alors ? j'ai rien à cacher, moi !!!"

Sous-entendu : si tu as quelque chose à cacher, c'est que ... tu fais quelque chose de pas clair...

Mais sauf que, là comme ailleurs, c'est pas pour tout le monde pareil : Article 39 sexies de la loi bidule....

"Le fait de révéler, par quelque moyen d'expression que ce soit, l'identité des fonctionnaires de la police nationale, de militaires, de personnels civils du ministère de la défense ou d'agents des douanes appartenant à des services ... bla bla bla coute pas cher le papier.... est puni d'une amende de 15 000 euros."


Non, ils diront les moutons, si les membres de la police ils cachent leur identité... c'est comment dire... non mais ils ont rien à cacher... ils font rien de mal... Ah, comment t'expliquer... Oui voilà : "pour des raisons de sécurité".

Curieux comme on va toujours se soucier de la sécurité des gars qui déambulent en armes... alors qu'on sait qu'ils risquent pas grand chose.

Immunité parlementaire, diplomatique, anonymat du bras armé : La loi protège en priorité... ceux qui font la loi. Pourquoi je suis pas étonnée ?



lundi 2 avril 2012

Le PS donne des leçons de suivisme





Ah ah ah !!! Il manque le 3 : "Fermez votre gueule et subissez pendant 5 ans"...

Hé, 15 jours de démocratie tous les 5 ans, c'est bien assez ! "Trop de démocratie tue la démocratie..."